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Une enfance à perpétuité

Une enfance à perpétuité

« L’enfant ne se reconnaît aucune qualité, sinon celle de mauvais payeur. Aussi supporte-t-il mal, à l’approche de la ci nquantaine, de devoir verser des acomptes à la mort, fût-ce une dent. » Cette volonté de vivre une enfance à perpétuité est aussi, pour le narrateur, une façon de prendre le maquis de lui-même. Dès cet instant, Pierre Drachline se glisse dans la peau du vieil enfant à la cinquantaine désabusée, dont la terrible lucidité exprime des accents naufragés. Le livre s’ouvre sur la mort du père avec lequel l’enfant n’a jamais su parler. Avec sa mère, il se promène dans “le jardin du souvenir”, métaphore où se mêlent vie et cendres. Quand le livre s’achève, jamais l’enfant ne s’est senti aussi proche du père disparu, “étranger à son propre destin”. Une vie à l’optimisme désespéré se déroule entre ces deux instants, sur fond d’une France d’après-guerre, des événements d’Algérie, des mirages du cinéma. Et puis il y a les livres où l’enfant se réfugie comme sur une île déserte, mais peuplée de milliers de personnages visibles pour lui seul. Qu’il ait huit ans ou un demi-siècle, l’antihéros de ce roman nous touche au plus profond de notre être. Voir la suite

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