• Pourquoi se confesser ?
Pourquoi se confesser ?

Pourquoi se confesser ?

Essayons de comprendre ensemble ce qu'est la confession : si tu le comprends vraiment, avec l'intelligence et avec le co eur, tu ressentiras le besoin et la joie de faire l'expérience de cette rencontre, dans laquelle Dieu crée en toi un coeur nouveau. Né en 1949, à Naples, ordonné prêtre en 1973, docteur en théologie en 1974 et en philosophie en 1977, Bruno Forte a longtemps été titulaire d'une chaire de Théologie dogmatique à la Faculté de Théologie de l'Italie méridionale. Le 26 juin 2004, le pape Jean-Paul II l'a nommé archevêque métropolite de Chiesti-Vasto. En 2005, il a été élu président de la Commission théologique Épiscopale pour la Doctrine de la Foi, l'Annonce et la Catéchèse de la Conférence Épiscopale italienne. Extrait du livre : Pourquoi se confesser ? Parmi les questions qui viennent toucher mon coeur d'évêque, j'en choisis une qui m'est souvent posée : pourquoi faut-il se confesser ? C'est une question qui revient sous diverses formes : pourquoi doit-on aller voir un prêtre pour dire ses péchés et ne peut-on pas le faire directement avec Dieu, qui nous connaît et nous comprend bien mieux que n'importe quel autre interlocuteur humain ? Et plus radicalement encore : pourquoi parler de mes problèmes et en particulier ceux qui me font le plus honte, à quelqu'un qui est pécheur comme moi, et qui évalue peut-être d'une manière complètement différente de la mienne ce que j'ai vécu, ou qui peut-être ne le comprend pas du tout ? Qu'est-ce qu'il en sait, lui, sur ce qui est vraiment un péché pour moi ? Et d'abord, est-ce que le péché existe vraiment ou est-ce seulement une invention des prêtres pour nous faire rester dans les rangs ? À cette dernière question, je peux répondre tout de suite et sans crainte de me tromper. Le péché existe, non seulement c'est un mal, mais il fait mal. Il suffit pour cela de regarder ce qui se passe dans la vie quotidienne partout dans le monde. Les violences, les guerres, les injustices, les accablements, les égoïsmes, les jalousies et les vengeances surabondent (les nouvelles des journaux, de la radio, de la télévision et sur Internet nous donnent tous les jours un exemple de ce «journal de guerre»). Celui qui croit en l'amour de Dieu perçoit à quel point le péché est un amour replié sur soi (amor curvus «amour replié», disait-on au Moyen Age), l'ingratitude de celui qui répond à l'amour par l'indifférence et le refus. Ce refus a des conséquences non seulement pour celui qui le vit, mais aussi pour la société dans son ensemble, jusqu'à produire des conditionnements et des mélanges d'égoïsmes et de violences qui constituent de véritables «structures de péché» (il suffit de penser aux injustices sociales, au déséquilibre entre pays riches et pays pauvres, au scandale de la faim dans le monde...). Voir la suite

  • 2840243113

  • Beatitudes Eds